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VENEZUELA : UN MONDE BASÉ SUR DES RÈGLES ?

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RBO – rules based order, un concept porté par quelques pays occidentaux, au premier chef les ÉUA. Un ordre basé sur des règles, applicable au plan international. Cette formulation paraît heureuse, elle signifie pourtant, et encore plus clairement depuis que les ÉUA ont attaqué le Venezuela dans la nuit du 2 ou 3 janvier 2026, un monde basé sur l’arbitraire du plus fort. 
 
Que ce soit les démocrates ou les républicains, tous deux font référence à cette notion du RBO, sous-entendu des règles conformes au système social et économique libéral, voire néolibéral, des pays occidentaux. Or, il existe un droit international qui s’exprime via la Charte de l’ONU – un droit qui a été construit par l’ensemble des pays membres et que chacun est tenu d’appliquer dans ses relations avec tous les autres. Il s’exprime aussi par les traités internationaux signés par les différents pays.

Le RBO ne propose pas la création d’un droit international applicable à toutes les nations...
 

RÉSISTER ? OU S'ENGAGER ?

La République guidant de le peuple

Si Indignez-vous avait été l’amorce d’une mobilisation mondiale sans précédent, de la place Tahrir aux Indignados des places d’Espagne en passant par le soulèvement du peuple syrien contre le despotisme d’une famille qui se considérait propriétaire du pays et de ses habitants, je crains que résister - le mot, pas le livre - ne produise un effet inverse, une sorte de résignation. Je n’ai pas encore lu le livre de Salomé Saqué et ce n’est pas de lui que je vais parler ici. Autour de moi je ne connais qu’une seule personne qui l’a lu et le vante, le conseille. Pour elle ce livre est en phase avec notre moment historique et lui a permis de comprendre des enjeux politiques. Il lui paraît mobilisateur pour les prochaines échéances électorales. C’est, de son point de vue, un très bon livre, appréciation très partagée.

Pour ce qui me concerne c’est le titre qui me pose question... 
 

TRANSFERT DE SAVOIRS AUX MACHINES ET POUVOIR

inegalite-crime-contre-humanite.pngLa fondation Mozilla propose un outil de création, pratiquement automatique, de sites web et sans connaissances particulières ni en informatique – si ce n’est de comprendre au moins basiquement quelques fonctions qu’on trouve dans des traitements de texte - ni en technologies de l'Internet. C’est une facilité qui permet de se passer de l’acquisition de connaissances. En soi on peut dire que cela démocratise l’accès à la diffusion de savoirs, justement. C’est la vision optimiste si je puis dire.

Ce qui m’a frappé, en regardant à nouveau ce que j’ai fait avec cet outil, c’est la forme obtenue et ce qu’elle implique.

DÉMÉTAÏSONS INTERNET

Degooglisons-Internet.pngAvec le titre « Démetaïsons Internet" je paraphrase l'excellente initiative de mes amis de Framasoft : "Dégooglisons Internet", c'est par ici.
 
Donc Internet est un espace ouvert, comme une place publique où on peut rencontrer tout ce qui passe par la place. Lieu de rencontre, d'échange, de solidarité, de conflit, de trafics, d'amour et de haine. Financé avec des fonds publics ce réseau est un lieu commun à tous où chacun dispose à la fois des mêmes obligations - la nétiquette - et des mêmes droits. Ainsi, vous pouvez lire cet article de mon blog, que j'héberge sur mon serveur alors que je suis un simple citoyen et non une entreprise, une administration ou un État. Je peux, grâce à ce réseau, avoir la même audience qu'une multinationale.
 

Interview de ChatGPT sur l'humanisme, la compétition et l'émulation

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Je me suis demandé si ChatGPT répondait à une question pour donner raison à celui qui la pose ou s'il évalue la question pour proposer une réponse documentée. Il semble faire les deux. Néanmoins, il apparaît clairement qu'il a des fixettes, c'est-à-dire des thématiques récurrentes destinées à orienter la réflexion vers des solutions privilégiées. Il est clair qu'il propose toujours la préservation du système existant (pour les questions sociales et économiques) et met en avant des difficultés plutôt que des solutions lorsqu'il s'agit d'alternatives.
 
Deux fixettes principales chez ChatGPT, à voir ci-dessous, qui traduisent ses origines : la compétition c’est bien, le revenu universel une panacée. Comme si l’un et l’autre étaient les données les plus naturelles qu’on puisse imaginer et non une construction qui pourrait être discutée. Il faut lui tordre un peu la main pour qu’il en démorde, mais il y revient.
 
On appelle ça un biais : ce biais montre que les données qui alimentent ChatGPT sont orientées pour le produire, c’est-à-dire pour défendre une conception du monde plutôt qu’une autre. Si on ne fait pas attention à la manière dont on pose la question, il débite des resucées de pensée dominante (pardon, de « pensée des dominants », comme on les appelle). Après tout, pourquoi aurait-on investi autant de milliards ? Pas pour qu’il morde la main qui le nourrit !
 

Du fémicide à l'OQTF, discours d'extrême-droite

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Les discours sur l’immigration hantent la sphère politique française depuis que le Front national a réussi à ravir la mairie de Dreux, en 1983[Slate], dans le cadre d’une alliance avec la droite dite « républicaine », à l’époque le RPR, Rassemblement pour la République, aujourd’hui Les Républicains. Une porosité politique qui, les années passant et malgré la rectitude morale de certains ténors du parti, ne se dément pas et on se souviendra de l’alliance entre le patron des Républicains et le Rassemblement national lors des élections législatives de juillet 2024[Slate].
 
Comme le dit François Héran, dès son cours introductif au Collège de France, les discours sur l’immigration dans la sphère politique relèvent d’une « politique d’opinion », à propos de laquelle il ajoute « dont il faut toujours rappeler qu’elle n’est pas synonyme de démocratie, car elle saute l’étape cruciale de la délibération, laquelle doit être dûment informée. »[